du 8 janvier 2018

MIGNIÈRES (EURE ET LOIR)  :

Les chauffeurs et les passagers contrôlés dans les transports scolaires à Mignières,
Sours et Luisant.


La gendarmerie et la police ont contrôlé, lundi 8 janvier 2018, les passagers et les chauffeurs de cars scolaires sur les communes de Mignières, Sours et Luisant.

 
Quatorze cars scolaires ont été immobilisés par les forces de sécurité, ce lundi 8 janvier 2018, entre 7h15 et 9 heures, sur des itinéraires du réseau de transport Filibus, à Mignières, Sours et Luisant. But de l'opération : contrôler les voyageurs, collégiens et lycéens, et les chauffeurs.  Auprès des voyageurs, policiers et gendarmes ont vérifié le port de la ceinture de sécurité et l'éventuelle détention de produits stupéfiants. Quant aux conducteurs, ils se sont soumis à un dépistage d'alcoolémie et une vérification de leur permis de conduire, ainsi que l'assurance et la carte grise du véhicule.

Organisée par Chartres Métropole 

A l'initiative de ce contrôle, Gérard Besnard, maire de Morancez et vice-président de Chartres Métropole, en charge des transports : "En 2016, nous avons effectué un seul contrôle. Cette année, nous en prévoyons un tous les trimestres." Lorsque les policiers et les gendarmes sont montés à bord des cars, ils ont entendu des "clics". Pour l'élu, ce bruit est significatif : " On n'est pas dupe. On sait que certains n'ont pas le réflexe de la ceinture. Nous sommes dans une phase de prévention. Mais il peut y avoir de la répression." L'amende en cas de non port de la ceinture est adressée au voyageur et non au chauffeur.


L'alcool, la ceinture de sécurité, les produits stupéfiants et les documents administratifs étaient au cœur des contrôles.

Des agitateurs

Le vice-président de Chartres-métropole recueille parfois des doléances de parents d'élèves : "Lors de conseils de classe, certains se plaignent que les enfants ne sont pas attachés. Donc, nous réagissons." Mais Gérard Besnard pointe aussi du doigt le comportement de quelques jeunes qui perturbent les transports : "En 2016, nous sommes intervenus pour calmer des agitateurs à Chartres, Saint-Georges-sur-Eure, Corancez et Morancez. Les sanctions vont du courrier adressé aux parents à une convocation du passager, du chauffeur et des parents, jusqu'à une exclusion temporaire du car."  

Fin 2017, un chauffeur, excédé par l'agitation dans son bus, a stoppé le car sur un giratoire, à Courville-sur-Eure, abandonnant les voyageurs pour se plaindre à la brigade de gendarmerie : "On ne peut pas laisser un car seul avec des enfants sur la route. Les problèmes se règlent après. On relève le nom des jeunes sur leur carte scolaire." Le vice-président va inclure, dans les contrôles, le transport des élèves de primaire des regroupements scolaires. 

Thierry Delaunay