du 26 mars 2018

TRANSPORT :

Des bracelets connectés pour sécuriser les enfants à l'école.


Les parents reçoivent un sms ou une notification quand leurs enfants rentrent et sortent du car. © Groupeer

 
Expérimentés dans un premier temps pour le transport scolaire, ces bracelets développés par la start-up Groupeer permettent de ne pas oublier d'enfant dans le bus et pourraient être prochainement utilisés au sein même des établissements.

Faire une sortie scolaire, c'est souvent l'angoisse de perdre un enfant. Développée par la société française Groupeer en partenariat avec Transdev, ce bracelet est relié en Bluetooth  à un smartphone et permet de savoir en permanence s'il y a bien le bon nombre d'enfants autour de soi. Actuellement, le système est surtout utilisé pour le ramassage scolaire. Il est notamment testé par plusieurs communes dans les Hauts-de-France, en Bretagne, ou encore en Normandie. 

Le but explique Sébastien Tremey, le fondateur de Groupeer, est de ne plus oublier d'enfants dans le car. Il y a deux semaines en Dordogne une petite fille de 3 ans a été oubliée dans le bus scolaire pendant 4 heures. Même aventure pour un petit garçon de 4 ans dans le Gard au mois de novembre. A chaque fois, les enfants ont été retrouvés au dépôt des bus, oubliés par les chauffeurs. Avec ce système, le chauffeur est aussitôt alerté par son smartphone qu'il reste un enfant dans son véhicule. Les parents reçoivent eux des SMS à chaque fois que leur enfant monte ou descend dans le car. 

Expérimentation au sein même d'une école

A Versailles, par exemple l'école Pierre Corneille, qui accueille 400 enfants âgés de 3 à 11 ans, l'a expérimenté les mercredis sur le temps d'accueil du centre de loisirs. Le but était dans un premier temps de dégager les animateurs des tâches administratives de pointage des enfants. D'autres expérimentations sont envisagées notamment pour mieux fluidifier la cantine. A chaque fois, les parents sont informés, consultés en amont et peuvent refuser que leur enfant porte ce bracelet. Le bracelet et le service qui l'accompagne coûte une vingtaine d'euros par an et par enfant. 

Hélène Chevallier