NOTE :
L'ADATEEP préfère le terme de transport scolaire à celui de ramassage scolaire, hélas couramment employé dans la presse.
Ce sont des enfants qui sont transportés dans les autocars ou les autobus ! |
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| Dans la presse régionale et nationale |
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le 15 août 2010 |
NORD :
Cinq questions majeures après l'accident d'autocar sur l'A2 à Crespin.
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L'autocar est allé se fracasser contre des peupliers. Les blessés légers ont été transportés dans une salle de sports à Crespin. PHOTOS BRUNO FAVA
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Après l'accident mortel d'autocar survenu vendredi soir sur l'autoroute A2 à hauteur de Crespin, de nombreuses questions se posent. Le conducteur entendu hier par les CRS y répondra sans doute. En attendant, voici quelques pistes de réflexion.
1 Quels sont les faits ?
C'est au point kilométrique 59,250 de l'A2, à Crespin, que l'accident est survenu vers 19 h 15 vendredi. Un autocar Eurolines reliant Amsterdam à Paris finit sa course dans une rangée de peupliers. Un jeune homme de la région parisienne est tué sur le coup. Bilan : un mort, dix-sept blessés et dix-neuf impliqués.
2 Qui sont les victimes ?
Outre la personne décédée, trois femmes ont été grièvement blessées, une Française, une Belge et une Néerlandaise. Hier après-midi, l'état de la Française était toujours préoccupant. Le pronostic vital ne serait plus engagé pour les deux autres. À bord, les Français étaient les plus représentés (treize), viennent ensuite les Néerlandais (cinq), les Belges, les Italiens et les Portugais (trois)...
3 Quelles sont les pistes ?
Certains témoinS affirment que le conducteur, un Néerlandais de 63 ans, roulait trop vite. D'après les premiers éléments de l'enquête, l'excès de vitesse n'est pas attesté. Aucune trace d'alcoolémie n'a été retrouvée.
Légèrement blessé et surtout choqué, le conducteur a été emmené vendredi à l'hôpital de Valenciennes. À sa sortie, hier, il a été auditionné par les CRS des 4 Cantons, à Villeneuve-d'Ascq. Puis placé en garde à vue. Au final, il se serait endormi au volant.
4 Les conditions de sécurité étaient-elles respectées ?
Selon Antoine Michon, directeur général d'Eurolines, le conducteur avait très bonne réputation. Il roulait dans un véhicule de 2007, en bon état et muni de ceintures de sécurité. Le car est, par ailleurs, équipé d'un limitateur de vitesse qui l'empêche de rouler au-delà des 100 km/h autorisés.
5 Un seul conducteur ?
La législation impose la présence d'un second conducteur lorsque le trajet dépasse les 14 heures, ce qui n'est pas le cas pour le Amsterdam - Paris. D'après le DG d'Eurolines, le conducteur a respecté les temps de pause obligatoires.
PIERRE-LAURENT FLAMEN |
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le 15 août 2010 |
NORD :
Les rescapés de l'autobus dénoncent sa vitesse excessive.
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AFP PHOTO FRANCOIS LO PRESTI
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RAPPEL : L'accident a fait un mort et 14 blessés vendredi soir sur l'A2
Le pronostic vital de trois passagers, grièvement blessés vendredi soir dans l'accident d'un autocar sur l'autoroute A2 au niveau de Crespin (Nord), n'est plus engagé depuis hier matin. L'accident aura fait un mort, un jeune Parisien de 20 ans, et 14 blessés. Les blessés graves sont un Français, un Belge et un Néerlandais. Deux d'entre eux sont hospitalisés en Belgique, le troisième au CHR de Lille. Parmi les personnes moins grièvement blessées, certaines pourraient sortir de l'hôpital rapidement . Côté F rançais, les blessés ont été transportés dans les hôpitaux de Lille et Valenciennes.
L'autocar de la compagnie Eurolines, qui assurait la liaison Amsterdam- Paris a fait une sortie de route en début de soirée sur l'autoroute A2. Le véhicule était seul impliqué dans l'accident, qui pourrait être dû, selon les premiers éléments de l'enquête confiée aux CRS de l'autoroute, à un assoupissement du chauffeur néerlandais, qui était le seul conducteur. Ce chauffeur expérimenté de 63 ans n'a été blessé que légèrement. Il est en garde à vue depuis hier après-midi.
Plusieurs voyageurs ont signalé que l'autobus roulait à très vive allure. Il doublait même des voitures « en roulant sur la file centrale ou la file de gauche » , accusent certains passagers. Or, il est totalement interdit aux poids lourds et autocars de rouler sur la voie de gauche. Parmi les 37 passagers de l'autocar de 52 places, se trouvaient des personnes d'une douzaine de nationalités différentes, dont des Français, des Anglais, des Néerlandais, des Chiliens et des Italiens.
Des sapeurs- pompiers du Nord, ainsi que des pompiers belges, sont intervenus, l'accident ayant eu lieu à quelques kilomètres à peine de la frontière belge. Côté français, pas moins de 80 personnels de secours se sont rendus sur les lieux de l'accident. Trois hélicoptères de secours ont été mobilisés, dont un de la P rotection civile. Les passagers indemnes ont été accueillis dans une salle municipale de Crespin. Ils ont été pris en charge par une cellule psychologique et devaient être ramenés chez eux par un bus Eurolines, affrété par la mairie. |
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le 14 août 2010 |
 le reportage sur TV-Narbonne.com |
NARBONNE :
Deux chauffeurs de car pris en infraction.
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Les gendarmes ont contrôlé 10 bus hier matin./Photo DDM, JMG.
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Le sous-préfet de Limoux, Olivier Tainturier est le chef de projet sécurité routière pour le département de l'Aude. Il était présent hier matin lors de l'opération de contrôle autoroutier sur l'aire de repos de Vinassan. Il était motivé et pour cause. Originaire de Beaune, il avait 12 ans, ce 31 juillet 1982, lors du tragique accident de bus qui fit 53 morts dont 44 enfants de 6 à 15 ans. Olivier Tainturier est marqué par ce terrible drame.
Hier matin, les transports de voyageurs étaient donc ciblés. Stoppés par sondage, au hasard, ils voyaient les gendarmes contrôler les pneumatiques, les extincteurs, les trousses de secours ainsi que le nombre de passagers qui ne doit pas dépasser le seuil autorisé. La licence de transport mais aussi la visite technique obligatoire devaient être présentées. Mais c'est surtout les temps de conduite qui furent épluchés par des contrôleurs de la DREAL (direction régionale de l'environnement de l'aménagement et du logement). Les disques étaient minutieusement vérifiés. Car le plus grand nombre d'infractions constatées sur les transports de voyageurs sont les temps de conduite. Un logiciel appelé « Octet » permet de visualiser les quatre dernières semaines, les cartes numériques pour les bus qui en détiennent. Dix bus ont été contrôlés. Un autocar roumain était en infraction relative au temps de conduite (750 € d'amende) tandis que 4 délits concernaient un autocar italien dont là aussi des temps de repos insuffisants (6 885 € d'amende).
Olivier Tainturier confirme le chiffre de tués qui a baissé de 46 % depuis le début de l'année. Il y a eu 14 tués sur les routes audoises contre 26 en 2009 à la même époque. Par contre, le nombre d'accidents et celui de blessés restent stables. « Les comportements dangereux se multiplient notamment le non-respect des distances tout comme l'alcoolémie qui reste le 1er responsable des accidents mortels. C'est le 1/4 des tués ». Cette nuit, Olivier Tainturier assurait donc personnellement avec la gendarmerie des contrôles routiers à Preixan, Carccassonne et sur les plages du littoral. |
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le 13 août 2010 |
NORD :
Accident d'autocar sur l'A2 : au moins un mort et cinq blessés graves.
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Francois Lo Presti AFP
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Un autocar néerlandais a fait une sortie de route sur l'autoroute A2 au niveau de Crespin (Nord) vendredi soir, faisant au moins un mort, cinq blessés graves et deux blessés légers parmi les passagers, a-t-on appris auprès de la préfecture du Nord.
L'autocar Eurolines immatriculé aux Pays-Bas, qui transportait 52 personnes de nationalités anglaise et néerlandaise et qui roulait dans le sens Bruxelles/Paris, était seul en cause dans l'accident. "A priori le chauffeur s'est assoupi", a indiqué un responsable de la gendarmerie.
Parmi les blessés graves, deux passagers, incarcérés dans l'autocar, ont été extraits par les fenêtres du véhicule, a constaté un photographe de l'AFP.
Des pompiers du Nord, ainsi que des pompiers belges sont intervenus, l'accident ayant eu lieu à quelques
kilomètres à peine de la frontière belge.
Deux hélicoptères de secours ont été mobilisés. Un hélicoptère de la sécurité civile était également mobilisable.
Les passagers indemnes ont été accueillis dans une salle municipale de Crespin. Ils devaient être pris en charge par une cellule psychologique.
La circulation était perturbée vendredi soir sur l'A2 mais il n'y a pas eu de blocage complet de l'autoroute, selon la préfecture. |
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le 9 août 2010 |
RODEZ :
Polémique autour du transport scolaire dans le Sud Aveyron.
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La commission permanente de fin août devrait confirmer le choix de Veolia. La rentrée scolaire est elle fixée au 2 septembre./Photo DDM, archives .
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L'obtention du marché des transports scolaires dans le sud-Aveyron par Veolia est contestée par certains conseillers généraux qui dénoncent un changement de critères dans le cahier des charges de l'appel d'offres.
« C'est une situation catastrophique. » Jean-Luc Malet et Guy Durand ne décolèrent pas. Les conseillers généraux socialistes de Saint-Affrique et de Millau n'ont de cesse depuis un mois de dénoncer l'obtention par la multinationale Veolia du marché des transports scolaires dans le sud-Aveyron. Un marché lancé par le conseil général et estimé à près de 3 millions d'euros mais qui ne bénéficiera pas aux sociétés locales. « Les entreprises Mouls, Vayssière, Cros et La Populaire restent sur le carreau, s'insurge Jean-Luc Malet. Cette perte de marché représente par exemple 25 % de chiffre d'affaires en moins pour Mouls. »
Au cœur de la polémique, un changement survenu dans le cahier des charges de cet appel d'offres cristallise la foudre des élus. Jusqu'ici lors de tels appels d'offres, les critères pesaient à 40 % sur l'aspect financier et à 60 % sur l'aspect qualitatif. « Et là, l'exécutif a inversé les proportions avec 60 % sur l'aspect financier et 40 % sur l'aspect qualitatif, déplore Guy Durand. Le marché des transports scolaires en Aveyron a été divisé en 24 lots géographiques avec des critères justement en place pour permettre aux entreprises locales de pouvoir répondre aux appels d'offres, rappelle le maire de Millau. Mais là, elles ne peuvent pas lutter. On ruine tout cet édifice si on prend comme critère principal le prix. »
Pour Guy Durand et Jean-Luc Mallet, le doute n'est plus permis : « La gratuité des transports scolaires a été mise en place à la va-vite. À présent, le conseil général est aux abois au niveau financier, il faut trouver de l'argent et on met à mal les entreprises locales. »
« Le prix, c'est ce qui compte »
Mais pour la majorité départementale, l'analyse s'avère différente. Conseiller général - divers droite - de Saint-Chély-d'Aubrac et président de la commission des appels d'offres, Jean-Claude Fontanier minimise l'impact de la modification des critères sur l'attribution du marché. « On tient en considération la sécurité, les véhicules… Mais le prix c'est toujours ce qui compte en premier, assure-t-il. Ces nouveaux critères ne changent pas foncièrement les choses » Cette évolution est même « un faux problème » selon le président de la commission incriminée. « Souvent les grosses entreprises comme Veolia sous-traitent aux entreprises locales », estime-t-il. « La commission est composée à nombre égal de membres de la majorité et de l'opposition et toutes les décisions sont prises à l'unanimité, affirme encore Jean-Claude Fontanier. Il n'y a jamais de problème. »
Et pourtant. La sérénité du conseil général semble bien ébréchée. À l'occasion de la commission permanente du 26 juillet, l'attribution du marché à l'entreprise Veolia n'a pas été actée. Les marchés de Saint-Affrique et Millau ne figuraient pas en effet dans la liste des appels d'offre examinée. « Une surprise » pour les conseillers généraux de l'opposition. Pas d'étonnement en revanche du côté de Jean-Claude Fontanier. Et, à entendre la majorité, cette absence ne traduit pas le balbutiement d'un freinage. « L'appel d'offre passera à la commission permanente prévue à la fin du mois d'août », assure Jean-Claude Fontanier tandis que la rentrée scolaire est, elle, fixée au 2 septembre. Mais pour Guy Durand, cette affaire n'en reste pas moins révélatrice. « Pour Jean-Claude Luche qui se balade souvent dans les cantons en particulier ceux renouvelables en mars 2010, la défense de la ruralité s'arrête quand une entreprise multinationale frappe à la porte. »
BERTRAND COURRÈGE ET BENOÎT GARRET |
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le 6 août 2010 |
SOCIÉTÉ :
Ceci est le bus du futur.
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Photo DR
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Finis les problèmes de transport dans les grandes métropoles ? Lors du dernier salon de la haute technologie de Pékin, des chercheurs chinois ont présenté un bus révolutionnaire.
La vidéo de présentation parle d'elle-même. Mis au point par la société Shenzhen Hashi Future Parking Equipment Co., Ltd, un bus révolutionnaire pourrait bien changer le visage du trafic autoroutier. De quoi s'agit-il ? D'un bus-tramway d'une hauteur de 4,5 mètres sur 6 mètres de large, sur deux étages qui circulerait sur des rails placés des deux côtés de la chaussée. Oui, vous avez bien lu… Le premier étage laissera passer les voitures jusqu'à une hauteur de 2 mètres alors que le deuxième étage sera dédié aux passagers – de1200 à 1400 annonce la presse chinoise -, qui emprunteront des escaliers pour accéder à la plate-forme. Ecologique, le véhicule fonctionnera à l'énergie électrique rechargée par des panneaux solaires et pourra aller jusqu'à 60 km/heure avec une moyenne estimée à 40 km/heure. Le tout sans freiner le trafic en théorie.
UN PREMIER PROTOTYPE DÈS 2011? Lors de la présentation du projet en mai dernier , Song Youzhou, PDG de la Shenzhen Hashi Future Parking Equipment Co , ne cachait pas son enthousiasme sur ce qui est appelé en anglais le «Straddling Bus» («bus chevauchant»). «Sa plus grande force est de ne pas encombrer le trafic routier. Il peut réduire jusqu'à 25-30% des embouteillages sur les routes principales», explique-t-il. Mais ce n'est pas tout. Le bus génèrera des ondes ultrasonores pour prévenir les véhicules à la hauteur trop importante de ne pas entrer sous le bus-tramway. De même, un système de balayage radar est embarqué dans les murs pour avertir les voitures de ne pas s'approcher trop près des rails de l'autobus. L'homme a réponse à toutes les questions avant même qu'on ne les pose : en cas d'accident, les passagers seront ainsi évacués à l'aide de toboggans identiques à ceux qui équipent les avions.
Le rêve peut-il devenir réalité ? Selon le Beijing News , le commissaire de la science et de la technologique du quartier Mentougou a déclaré le projet prometteur. Ce dernier espère qu'un prototype sera vite construit pour tester le bus dans un environnement réel. Son coût de 500 millions de yuan (56 millions d'euros) ne semble pas effrayer les investisseurs, d'autant qu'il serait bien inférieur au coût de la fabrication d'une nouvelle ligne de métro. Yannick Vely - Parismatch.com |
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le 22 juillet 2010 |
MÉTIER :
Un métier, un parcours Joseph Margerin chauffeur de car.
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Le conducteur en pleine action.
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A la RTA, pour le transports des enfants du regroupement scolaire de Mons-en-Laonnois depuis 32 ans, Joseph Margerin exerce son métier de chauffeur de car après un parcours personnel et professionnel des plus originaux. Issu d'une famille de huit enfants, le petit Joseph est né à Angoulême, en Charente.
En Vendée durant 7 années, la famille arrive dans l'Aisne, à Mons-en-Laonnois, en 1964. Après trois ans au petit séminaire de Soissons, puis une année de 5e à l'école Saint-Jean Baptiste de Lasalle à Reims, le jeune rentre en apprentissage en 1968 dans l'entreprise d'électricité Chémery à Laon et y exerce, avant son service militaire qu'il effectuera dans la marine à bord d'un aviso-escorteur pour un tour du monde. De retour à la vie civile, après un temps comme électricien, le jeune homme devient surveillant d'internat. Il passe son permis transport en commun, conduit un petit car et fait du ramassage scolaire. Une petite annonce le fait entrer à la RTA.
« Ce qui m'attire dans le métier, c'est effectuer un travail au service des gens ». Et de poursuivre : « Comme j'envisage le métier tel un service, je me sens pris entre l'intérêt que j'ai pour les gamins et la forte pression exercée par une réglementation de plus en plus contraignante. » Depuis l'accident de Beaune les contrôles se sont accrus, les équipements perfectionnés : limiteur de vitesse, suppression des strapontins, les ceintures, bientôt l'alcootest au démarreur. « Pourtant on peut regretter le manque de confort dans les cars scolaires : absence de clim, pas de rideaux ni de porte cartables, les cars restent bruyants ». Et à joseph Margerin d'en revenir aux « gamins » : « J'en suis à transporter ma troisième génération d'élèves, une véritable richesse humaine ». Repères
Le métier - Le conducteur de bus ou de car assure le transport de voyageurs dans des conditions optimales de confort, de sécurité et de qualité de service. En contact permanent avec la clientèle, il prend en charge l'accueil des usagers et il est à leur disposition pour les conseiller et leur donner des informations. Il est également responsable de la vente des titres de transport. Enfin, il effectue les formalités de prise et de fin de service, les tâches administratives et techniques annexes
Règles pour exercer le métier et formation - Conduire un véhicule de transport en commun nécessite d'être titulaire du permis D, être âgé de 21 ans et avoir une carte individuelle de conducteur. Une formation est obligatoire, elle porte le nom de Formation initiale minimum obligatoire ou FIMO-voyageurs. Elle devra être accompagnée une fois tous les 5 ans par une formation de sécurité : la FCOS. En outre, il faut être détenteur de l'attestation de formation aux premiers secours.
Formation : Renseignement auprès de AFT-IFTIM, La formation transport logistique à Laon tel 03.23.22.25.32. |
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le 10 juillet 2010 |
BORDEAUX :
Un minibus qui veut aller loin.
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Bacqueyrisses Société Automobiles fête ses 85 ans et souhaite lancer un projet industriel autour d'un petit bus scolaire. |

Le prototype du bus, présenté par Jean Bacqueyrisses. PHOTO TH.D. |
Au départ, il y avait le grand-père, Gabriel, lequel a créé la société sous le nom de Garage Bacqueyrisses, en 1925, rue de Cursol à Bordeaux. Puis, Pierre a pris le relais, en bon gestionnaire. À présent, Bacqueyrisses Société Automobiles, présidée par Jean, occupe un emplacement de 9 000 mètres carrés dans la zone industrielle du Fieuzsal, à Bruges, à deux pas de la rocade.
En trois générations, l'entreprise a fait sa place dans le domaine du bus, de l'autocar et travaille à l'international.
Lors d'une journée portes ouvertes, jeudi, elle a fêté ses 85 ans en recevant de nombreux invités. Et fait le point sur ses activités. Concessionnaire de la marque Irisbus, Bacqueyrisses SA emploie 48 salariés (à Bruges et à Lons, près de Pau). Elle vend une centaine de bus par an, neufs ou d'occasion, selon Jean Bacqueyrisses. Et son atelier de réparation propose quelque 15 000 références de pièces détachées, en mécanique, électricité, accessoires et équipement.
Un marché à prendre
Mais, à 85 ans, l'entreprise entend encore se développer. La nouvelle aventure dans laquelle elle se lance se nomme Smiley Bus. C'est le nom d'un petit bus qui devrait être monté et carrossé, à partir du début de l'année 2011, sur le site de Bruges ou bien dans d'autres locaux, toujours sur la Communauté urbaine de Bordeaux. Le véhicule sera créé à partir d'un châssis Irisbus Iveco. Un prototype est déjà visible sur place.
L'objectif de Jean Bacqueyrisses, qui semble tout particulièrement attaché à ce projet, est de proposer deux bus d'une capacité de 32 places (dont une réservée à un passager en fauteuil roulant), et de 34 places. Le produit est en cours d'homologation.
« Ce type de véhicule devrait être de plus en plus demandé », indique le président de la société qui cible le marché du transport scolaire, en plein développement, selon lui, car les acteurs locaux ont tendance à séparer ces lignes des autres lignes de transport.
Partenaire indien
L'entreprise de Bruges vise le marché international et aimerait lancer un projet industriel d'envergure avec un partenaire indien. Les discussions sont en cours.
Bacqueyrisses SA poursuit, par ailleurs, ses autres activités. Depuis 1981, elle propose un système de climatisation pour le transport en commun, en partenariat avec l'entreprise espagnole International Hispacold. Elle commercialise également des véhicules électriques produits en Chine pour le déplacement de personnes en site privé, comme ceux que l'on trouve sur les golfs.
Bacqueyrisses vend des cars et des bus neufs en Aquitaine, Limousin et sur une partie du Poitou-Charentes. En 2012, l'ensemble du Poitou-Charentes devrait être couvert.
Parmi ses clients du secteur public, se trouvent la CUB, plusieurs villes d'Aquitaine, ainsi que le secteur militaire.
CHRISTINE MORICE |
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le 1er juillet 2010 |
CALAIS :
Rappel à la loi pour le chauffeur de bus ayant insulté un élève dans le Calaisis.
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Nicole Guibon s'est fait «taper» sur les doigts par la justice pour avoir traité un enfant de menteur et l'avoir insulté en public.
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DÉBORDEMENT
Le 28 avril, entre Fréthun et Blériot, Nicole Guibon s'est énervée contre un élève. ...
« Oui, je l'ai insulté et traité de menteur tellement il m'a mis à bout », estime le chauffeur de bus, qui ne s'attendait pas à ce que la conversation soit enregistrée par la jeune victime. Nicole Guibon a eu droit hier après-midi à un rappel à la loi. Elle ne tient pas à ce que pareils faits se reproduisent.
« Je sais qu'il ne faut pas insulter les enfants. Merci. Je n'avais pas besoin d'une convocation en justice pour ça. J'ai reconnu mon erreur dès le début. Là n'est pas le problème. Mais pourquoi aller aussi loin dans la démarche ? Pourquoi n'y a-t-il pas eu d'échange direct avec les parents ? » Des parents qui ne souhaitent pas commenter cette décision qui leur donne raison : leur fils a été insulté par une adulte et traité de menteur en public. Et ça, ça ne se fait pas.
Début mai, Nicole Guibon reçoit une convocation. Direction la gendarmerie de Fréthun : relevé d'empreintes, photo, interrogatoire... « C'est ça qui m'a fait mal ! De me retrouver malmenée à la gendarmerie pour une affaire comme ça, alors que je suis enregistrée à mon insu. Croyez-moi, si on commence à enregistrer et filmer tout ce qui se fait dans les bus scolaires, on pourrait aller porter plainte tous les jours ! » Hier après-midi, devant la Maison de justice de Calais, Nicole Guibon était épaulée par d'autres chauffeurs de la société de transport scolaire. Tous rapportent des anecdotes en matière de discipline dans les bus.
« Une charte »
« Mais c'est bon. Il faut retenir la leçon et s'appuyer sur cette expérience. La justice m'a rappelé que je ne devais pas agir de la sorte. Certes. Maintenant, avec le conseil général, qui assure le transport scolaire, il nous faut établir une charte précise et qu'il faudra appliquer », insiste celle qui ne sera pas fichée suite à cette affaire. Nicole Guibon s'interroge : « Que doit-on faire quand un enfant refuse de mettre sa ceinture de sécurité ? Quand il se lève ? On voudrait des réponses claires et précises avant la future rentrée scolaire et appliquer ce règlement à la lettre. Pour éviter tout débordement qui pourrait conduire un autre chauffeur devant la justice. » Comme le souligne un de ses collègues : « On est responsable de la conduite, on est responsable si on ne dit rien et qu'il se passe quelque chose, et on est responsable si on intervient, la preuve ! Où s'arrête et où commence vraiment notre rôle ? » •
LAURENT RENAULT |
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le 1er juillet 2010 |
JURA :
Transports scolaires : un système d'alerte par sms.
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Grève, intempéries, panne,… « Tous les ans il y a de grosses carences dans l'information aux familles en cas de non-ramassage scolaire, signale Philippe Seigle, directeur des transports au Conseil général du Jura. On n'avait pas vraiment de solution satisfaisante jusque-là. Et le système d'alerte par sms nous a semblé intéressant pour permettre une information rapide. Cette idée nous trottait dans la tête depuis un moment. Mais les intempéries de l'hiver dernier ont précipité les choses. » « Ce système n'est pas nouveau, annonce-t-il. Ça se fait déjà en Côte-d'Or. » « On a mené une réflexion avec les transporteurs, poursuit Anne Vuillaume, directrice adjointe des transports au Conseil général. Ce sont eux qui financent l'opération. »
« C'est très simple comme système, informe Laurence Dalloz, directrice générale des transports Transarc Credoz. On le pratique depuis déjà cinq ans en Côte-d'Or et dans les quatre villages de la stations des Rousses. Les parents et leurs enfants nous transmettent leurs numéros de téléphone portable. On rentre ensuite ces numéros dans une base de donnée sous forme de listes spécifiques. Et en cas de problème de ramassage sur une ligne, on envoie l'information aux usagers concernés qui peuvent ensuite prendre leurs dispositions. Ça ne prend que quelques secondes. » Le système d'alerte par sms coûte 550 euros HT (abonnement annuel) auxquels vient s'ajouter 0,15 euro HT par sms envoyé (1) .
En 2009, « on en a eu pour 550 euros HT d'abonnement et 500 euros HT de coût en sms pour un réseau de dix véhicules », fait savoir Laurence Dalloz. Et de poursuivre, « évidemment qu'il faut utiliser le système à bon escient. Mais c'est un outil important à l'heure actuelle, qui permet de rassurer et d'informer. » La base de données doit être mise à jour tous les ans. « Car souvent les gens qui changent de numéro oublient de nous prévenir », précise Laurence Dalloz.
L'initiative est saluée par la FCPE (fédération des conseils de parents d'élèves), principale association de parents d'élèves des écoles publiques. « C'est une avancée, applaudit Yves Lazzarini, le président départemental de la fédération. C'est un bon outil qui permet de répondre en grande partie au souci récurrent du non-ramassage. » Vingt-trois mille élèves, usagers des transports en commun, sont inscrits dans le fichier départemental informe le directeur des transports au Conseil général du Jura. « On a eu quelques retours, mais les parents ont encore jusqu'au 9 juillet pour remettre le dossier », prévient Philippe Seigle.
Vanessa Gaillard
vgaillard@leprogres.fr
> note
Les fiches d'inscription sont à retirer en mairie. La date limite de remise a été fixée au 9 juillet
(1) - Source : Transports Transarc Credoz |
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Sauf mention spéciale "Adateep", les photos présentées sont celles qui ont paru avec l'article du journal cité. |
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